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15 mars 2010 - Ah, ces délais !
Pour ceux qui se trouvent astreints à leur respect, dans les innombrables procédures qui servent de trame au fonctionnement de l’Université, les délais sont souvent perçus comme des contraintes rigides. Bureaucratiques, ajoutera-t-on les jours de mauvaise humeur !
Pourtant il faut voir les délais comme les chevilles qui assurent la solidité du processus pour la bonne fin des objectifs qu’il poursuit.
Prenons deux exemples.
Le délai d’introduction de la demande de crédit-temps. La demande de crédit-temps doit être introduite au Service du personnel trois mois au moins avant la date souhaitée de prise d’effet, revêtue de l’accord du responsable (le crédit-temps étant un droit, cet accord porte sur la date de prise d’effet ; celle-ci pourrait être reportée, de six mois maximum, si des contraintes d’organisation le justifient) : http://www.uclouvain.be/42152.html . Ce délai d’avertissement, prévu par la réglementation générale, n’est pas destiné bien sûr au confort de la gestion administrative. Il permet d’organiser, s’il échet, le remplacement du travailleur dans les meilleures conditions. Si, dans la pratique, ce délai n’est pas rigoureusement imposé en toute situation, il existe bien et sa raison d’être doit être gardée à l’esprit par le travailleur qui envisage de faire usage de ce droit. Le délai dans lequel le boursier doit apporter la preuve de son inscription au doctorat. Dans la lettre du recteur octroyant une bourse de doctorat, le boursier est invité à communiquer la preuve de son inscription au doctorat dans les deux mois qui suivent. On peut comprendre que ce délai apparaisse fort court s’il s’agit, à ce moment, de constituer le dossier d’admission et d’attendre la décision de la commission doctorale de domaine compétente à qui il est soumis. Pourtant ce délai doit être mis en regard des conditions d’exonération fiscale de la bourse : celle-ci n’existe que pour une période de 48 mois (sur 72 mois consécutifs) ; toute période d’octroi de la bourse alors que la recherche doctorale n’est pas effectivement engagée entame d’autant la durée d’exonération, ce qui peut susciter des difficultés en fin de parcours. Il peut dès lors - si c'est possible - s’avérer prudent de ne demander l’octroi de la bourse qu’une fois le projet de recherche validé ou d’en suspendre le paiement (sans négliger, bien sûr, les conséquences pratiques évidentes pour le boursier) dans l’attente de cette validation. Il ne faut jamais l’oublier : les délais sont au service d’un support administratif optimal ; les respecter c’est se rendre service à soi-même. Toutes les chroniques déjà parues sont disponibles (après s'être identifié au portail) à l'adresse suivante: http://www.uclouvain.be/42359.html |
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