6 avril 2009 - Représentations sociale, syndicale et corporative du personnel de l'Université.

Les délégués du personnel et les représentants des associations corporatives se partagent – et parfois se disputent – la défense des intérêts du personnel de l’Université. Cette complémentarité est une chance, si elle est assumée avec rigueur et gérée tout en finesse. (15 lignes pour comprendre, 06/04/2009)
Comme toute entreprise de grande taille, l’Université a l’obligation légale d’instituer des organes de concertation et une délégation syndicale du personnel.
 
Les organes de concertation sont le conseil d’entreprise et le comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) ; leurs missions consistent, pour l’essentiel, à recevoir des informations de la direction de l’Université et à formuler des avis; pour certaines matières, leur consultation est obligatoire.
 
La délégation syndicale – unique pour toutes les catégories de personnel depuis le 1er février 2008 - a pour mission de s’assurer du respect par l’employeur de ses obligations légales en matière de conditions de travail et de rémunération et est, seule, compétente pour conclure, avec la direction de l’Université, des conventions collectives de travail pouvant s’appliquer à l’ensemble du personnel, ou une partie de celui-ci, et prendre le pas sur les contrats de travail en vertu d’une hiérarchie des sources de droit établie par la loi.
 
Cette structuration du dialogue social dans l’entreprise Université, comme dans toute entreprise du secteur privé, est un gage d’efficacité ; la direction de l’institution connaît l’interlocuteur que la loi lui désigne et peut articuler avec lui un dialogue bien balisé.
 
A l’Université, le personnel est aussi représenté par des associations corporatives – CORA, CORSCI et CORTA – dont les représentants élus siègent au conseil académique, dans les conseils et bureaux de facultés ainsi que dans les conseils et bureaux de départements. De la sorte, il peut faire entendre sa voix pour ce qui concerne la mise en œuvre des politiques académiques et scientifiques de l’institution, en termes de choix stratégiques, d’organisation ou d’allocation des ressources.
 
Sur certains thèmes, il peut exister, bien sûr, des recouvrements entre les responsabilités de chacune de ces représentations.
 
D’ailleurs, certains membres du personnel exercent un mandat dans les deux structures de représentation ; cela contribue à la complémentarité des rôles respectifs de celles-ci.
 
Et c’est en respectant cette répartition des responsabilités que l’on donne à cette dialectique institutionnelle les meilleures chances de produire les plus beaux fruits.

P.S. Le lundi de Pâques est férié, pour cette chronique aussi. A dans quinze jours!


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| contact : Bernard Nyssen | 6/04/2009 |